vaginisme, pénétration impossible, mal à la pénétration, trouble de la sexualité féminine

Vaginisme explications solutions width1024

Qu'est ce que le vaginisme ?

Le vaginisme est un trouble sexuel peu connu de la population et même du corps médical qui concerne pourtant des milliers de femmes. De nombreux couples en souffre.

  1. Définition du vaginisme ?

Le vaginisme est un dysfonctionnement sexuel assez fréquent. Il se traduit par une contraction involontaire : c’est le resserrement réflexe des muscles du plancher pelvien (muscle entourant le vagin) qui se produit lorsqu’il y a tentative d’insérer un objet dans le vagin (tampon, spéculum, pénis, etc.). Cette contraction peut rendre la pénétration impossible le vagin étant alors totalement fermé

Selon l’OMS (Organisation mondiale de la santé) et le Manuel diagnostique et statistique des troubles mentaux (DSM-IV), la définition du vaginisme est axée sur la contraction vaginale : « Une contraction involontaire, répétée, persistante, des muscles périnéaux qui entourent le tiers externe du vagin en cas de tentative de pénétration par le pénis, doigt, tampon ou spéculum. »

Vaginisme : un mécanisme de contraction involontaire des muscles pelviens

Par définition, les organes génitaux sont normaux et indemnes de toute pathologie, mais à chaque tentative de pénétration, l'orifice vaginal se referme par un mécanisme réflexe totalement involontaire des muscles périvaginaux. Il s’agit donc de spasmes involontaires que la femme ne maîtrise pas. Chez certaines femmes, la simple anticipation d'une pénétration vaginale peut déclencher cette contraction.

Pour mieux comprendre, beaucoup de spécialistes comparent cette contraction à un clignement de l’œil lorsqu’une poussière nous gêne ou qu’un insecte s’en approche.

En général, la contracture musculaire n’est pas douloureuse en elle-même. Par contre, une douleur peut être ressentie en cas de tentative de pénétration alors que le vagin est « fermé ». Ce n’est donc pas le vaginisme qui provoque une éventuelle douleur, mais, parfois, la tentative de pénétration. La femme rentre alors dans un cercle vicieux : l’appréhension de la douleur déclenche la contracture, provoquant ainsi la douleur, ce qui ne fait qu’augmenter l’appréhension de la pénétration. Lorsqu’elle est présente, cette douleur est très réelle, et non « dans la tête ».


Cercle vicieux du vaginisme

Le vaginisme peut faire partie d'un phénomène plus complet de refus, voire de phobie de la sexualité, de frigidité. Mais souvent il n'empêche pas la réponse sexuelle normale, l’excitation, la lubrification et l’orgasme produits par la stimulation clitoridienne.

  1. Distinctions pouvant être faites ?

Il est possible de distinguer deux types de vaginisme selon le moment où celui-ci est apparu :

Le vaginisme primaire : le vaginisme est primaire si la pénétration s'est avérée impossible ou difficile depuis toujours. La forme primaire représente la forme la plus fréquente de vaginisme. Il apparaît au début de la vie sexuelle de la femme. La femme est donc souvent vierge.

Le vaginisme secondaire : le vaginisme est secondaire s’il apparaît après une vie sexuelle satisfaisante et sans problème particulier.

On peut aussi distinguer les vaginismes selon leur étendue :

Le vaginisme est dit « global » lorsqu’il se produit dans toutes les situations et avec tout objet : quel que soit le partenaire, quel que soit la tentative de pénétration (examen gynécologique, tampon, rapport sexuel…).

Le vaginisme est dit « situationnel » lorsqu’il ne se produit que dans certaines situations, par exemple avec un partenaire mais pas d’autres, ou lors de rapports sexuels mais pas avec des tampons ni lors d’examens pelviens, ou vice versa. Le vaginisme ne rend donc pas toujours toute pénétration impossible.

Cabinet de sexologie de Montigny le bretonneux 78 .

Pour prendre un rendez vous avec un sexologue : 06 68 51 41 68 

sexothérapie vaginisme trouble de la sexualité féminine

Ajouter un commentaire