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Qu'est ce que l'éjaculation précoce ?

Définition de l’éjaculation précoce

Définir l’éjaculation précoce n’est pas chose facile. En effet tout dépend de quel point de vue nous nous plaçons. A quelle époque, dans quelle culture ou civilisation !

A l’origine de l’humanité, il était important pour la survie de l’espèce de se reproduire. La durée du coït n’avait donc aucune importance. Ce n’est que depuis une quarantaine d’années que l’on se préoccupe du plaisir féminin. Celui-ci étant directement lié à la performance de l’homme, la notion d’éjaculation précoce ou prématurée est apparue.

Pour donner une ou plusieurs définitions nous allons partir des études et recherches des trente dernières années de la sexologie moderne.

Les définitions vont donc dépendre des différents chercheurs qui se sont penchés sur la question.

1) Définition en fonction du nombre de poussées pelviennes

Plusieurs sexologues utilisent le nombre de mouvement  de va et vient du pénis à l’intérieur du vagin comme critère de définition de l’éjaculation précoce ou prématurée.

Les avis entre les chercheurs sont variés. Certains parlent de  8 aller-retour, d’autres 15 , d’autres 20 .

Objectivement nous  pourrions critiquer ces critères qui sont à mon sens arbitraires .En effet , pourquoi pourrions-nous dire que 10 , 15 ou  20 poussées pelviennes relèvent de l’éjaculation précoce et 25 ou 30 ne le sont pas ?

De plus tout dépend de la vitesse et de l’intensité de la poussée. Imaginons un homme qui effectue 15 mouvements lentement est-il plus ou moins performant qu’un homme qui exécute 25 poussées mais très rapidement ? Le 1er sera peut être catalogué comme EP , alors qu’il a une meilleur maitrise de son excitation et prolonge davantage la durée de la pénétration .

2) En fonction de la durée de la pénétration

 Pour certains praticiens en sexologie , le critère de définition de l’éjaculation précoce repose sur le temps que dure la pénétration .

Pour ses chercheurs le trouble de l’éjaculation précoce intervient après 15 secondes de pénétration, pour d’autres après une minute, d’autres encore : 1 minute, 1minute 30, 1 minute 48 , 2 minutes , 2 minutes trente , 3 minutes.

En fait aucun praticien n’est d’accord et nous rentrons donc dans la même critique que précédemment. Pourquoi un homme qui tiendrait 10 ou 20 secondes de plus qu’un autre ne serait pas catalogué dans cette catégorie ? Pourquoi choisir une valeur plus qu’une autre ?

L’on s’aperçoit qu’il est très difficile de donner un chiffre précis. De plus le critère de durée dépend aussi de l’époque ( à l’origine de l’humanité ou aujourd’hui ) et de l’idée que l’on se fait de la durée de la relation sexuelle, de la culture. En effet dans certaines cultures éjaculer rapidement n’est pas un trouble et semble tout à fait normal.

Cependant les recherches de sexologues américains et canadiens permettent d’obtenir une réponse plus précise à cette question de temps. Grâce à des enquêtes menées auprès de centaines d’individus, il a été scientifiquement démontré qu’un homme qui peut tenir plus de quatre minutes dans le vagin d’une femme sans éjaculer possède un réel contrôle. Et s’il peut tenir 4 minutes, il peut tenir 5 , 6 , 10 minutes et plus .

Par contre, un homme qui ne parvient pas à dépasser les deux minutes sans éjaculer n’a généralement acquis aucun contrôle sur la venue de son éjaculation.

En conclusion, soit un homme n’a pas de contrôle et il éjacule généralement en moins de 2 minutes, soit il tient plus de quatre minutes et cela signifie qu’il a déjà une certaine maitrise sur le choix du moment de son éjaculation.

3) en fonction de la fréquence orgasmique de la femme

Selon Master et Johnson (1970 )célèbres sexologues américain ,  l’éjaculation serait prématurée si elle survient dans 50 % des cas avant d’avoir satisfait la femme , c’est-à-dire avant d’avoir provoqué un orgasme .

Cette définition est intéressante puisqu’elle tient compte du plaisir de la femme. Mais que penser des 70 à 75 % de femmes parfaitement normales qui n’arrivent pas à jouir en ayant seulement une pénétration vaginale ? Ces femmes sexuellement saines ne peuvent jouir que si elles reçoivent une stimulation clitoridienne directe avant, pendant ou  après la pénétration.

Donc si seulement 25 à 30 % des femmes atteignent l’orgasme par la seule pénétration, la définition de Masters et Johnson n’a pas plus de sens que celle basée sur le nombre de minutes.

Certaines femmes pour arriver à l’orgasme nécessitent une stimulation vaginale tellement longue que peu d’hommes réussissent à les combler en dépit du fait qu’ils détiennent la capacité de prolonger amplement la durée de la pénétration.

Un meilleur critère serait plutôt la satisfaction sexuelle de la partenaire car beaucoup de femmes peuvent être très satisfaites de leurs activités sexuelles même lorsqu’elles ne parviennent pas à l’orgasme.

4 ) en fonction des critères subjectifs de satisfaction du couple

Certains auteurs affirment que la précocité de l’éjaculation ne peut être définie qu’en fonction de l’appréciation subjective des deux conjoints.

Cette définition en fonction des critères du couple possède l’avantage considérable de tenir compte de l’opinion des deux partenaires.

Elle permet aussi de relativiser le problème de l’éjaculation prématurée et d’identifier l’existence d’un trouble sexuel à partir de l’insatisfaction ressentie plutôt que de la durée effective. Par exemple si le couple a l’habitude d’avoir des ébats de 15 minutes et qu’ils n’arrivent plus à dépasser 10 minutes, l’insatisfaction éprouvée devient légitime et un entretien avec un sexologue devient justifié .

A l’opposé, certains couples ont une préférence pour les relations sexuelles qui de déroulent rapidement. Par conséquent, il n’est pas nécessaire qu’elles durent plus longtemps si les 2 sont satisfaits.

Cette façon d’aborder ce trouble de la sexualité évite ainsi de les affliger alors qu’ils sont parfaitement heureux tous les 2.

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